Une ONG dénonce l’explosion du braconnage d’éléphants au Botswana

Une ONG dénonce l'explosion du braconnage d'éléphants au Botswana

Le Botswana abrite environ 135’000 éléphants en liberté (archives).

KEYSTONE/AP/CHARMAINE NORONHA

(sda-ats)

Au moins 385 éléphants ont été victimes de braconnage dans le nord du Botswana entre 2017 et 2018, selon une étude rendue publique jeudi par Eléphants sans frontières (EWB). L’ONG dénonce une «nouvelle explosion du braconnage» dans le pays.

EWB écrit dans un article publié par la revue scientifique Current Biology, avoir découvert «des preuves d’un problème croissant de braconnage d’éléphants au Botswana». En comparant les résultats de recensements aériens effectués en 2014 et en 2018, l’ONG affirme avoir enregistré une hausse de 593% du nombre de carcasses «récentes» de pachydermes.

Sur la foi des dommages constatés sur ces carcasses, elle assure qu’au moins 156 éléphants ont été tués pour leur ivoire pendant la seule année 2018.

Chasse aux éléphants réintroduite

Le mois dernier, le président botswanais Mokgweetsi Masisi a levé l’interdiction de la chasse aux éléphants. Il a justifié sa décision par l’augmentation des «conflits entre humains et éléphants» qui affectent «de plus en plus les moyens de subsistance» des habitants. Cette décision a suscité des réactions passionnées chez les organisations de protection de l’environnement.

Coincé entre la Zambie et l’Afrique du Sud, le Botswana abrite environ 135’000 éléphants en liberté, soit un tiers de leur population africaine connue.

La richesse de sa faune en a fait un sanctuaire très prisé des amateurs de safaris haut de gamme, et le tourisme est le deuxième secteur porteur de l’économie du pays, après l’exploitation de diamants.